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FESTIVAL HYBRIDES 2010 #5

Lundi 12 avril 2010 – 19h30

Le bal

9h30

Solo chorégraphique de Marlène Rostaing (Toulouse).

Le Bal…un voyage à tra­vers mon héri­tage fémi­nin Se lais­ser tra­ver­ser puis… Traverser Je porte la mémoire des femmes de ma famille. Carmen a fuit l’Espagne dans des condi­tions ter­ri­bles, pen­dant la dic­ta­ture de Franco. Elle aimait danser la valse dans les bals popu­lai­res. C’est avec humour et déri­sion que je rends hom­mage à ma grand mère, à cette der­nière valse que j’ai dansé avec elle dans le petit salon. Dans ses pas rete­nus par la folie de la mala­die d’alz­hei­mer, elle m’a permis de raconter ce voyage vers l’oubli. Un voyage ins­piré en paral­lèle par l’his­toire du per­son­nage prin­ci­pal du roman de Marguerite Duras, Le ravis­se­ment de Lol V.Stein. Comme Lola hante les rues à la recher­che du sou­ve­nir d’elle-même, la femme dont je dresse le por­trait arpente la piste de danse d’un bal désert. Elle était belle mais elle avait, de la tris­tesse, de la len­teur du sang à remon­ter sa pente, la grise pâleur. Marguerite Duras

Marlène Rostaing travaille avec Josef Nadj qui l’a amenée à créer son premier solo Le Bal.

can­tate more geo­me­trico

21h

can­tate more geo­me­trico – matri­ces lita­ni­ques

Compagnie Nanaqui (Toulouse)

La com­pa­gnie tou­lou­saine Nanaqui n’a de cesse de bou­le­ver­ser les codes de la repré­sen­ta­tion théâ­trale. Ses créa­tions mêlent per­for­mance, arts visuels, cho­ré­gra­phie, musi­que. Son tra­vail ne se limite pas à l’expé­ri­men­ta­tion et ne s’arrête pas au jeu de la pro­vo­ca­tion.

Le théâ­tre est pris pour ce qu’il est, d’abord un lieu de crise et de conflit dans le ques­tion­ne­ment cri­ti­que de notre tra­di­tion.

Cette nuit, où s’ali­men­tent nos gestes et où s’ori­gi­nent repré­sen­ta­tions et lan­gage, signe la course infi­nie du sens qui est à l’oeuvre au sein de toute trans­mis­sion, comme au sein de toute oeuvre d’art. C’est la struc­ture mélan­co­li­que du chant de l’art qui ouvre ce tra­vail. Le vieux chant du théâ­tre est la lumière fos­sile d’une tra­di­tion deve­nue mau­so­lée. Un patri­moine que nous par­cou­rons comme des archéo­lo­gues ou des visi­teurs dis­traits à la lumière d’une époque sans ombre ; époque qui fait de nous des êtres exté­nués, anéan­tis par une veille per­pé­tuelle. Nous sommes rompus par l’exer­cice d’un seul pou­voir, celui de la soli­tude abso­lue de nos gestes. Pauvreté, misère et pré­ca­rité for­ment l’étrange confort de cette veille contem­po­raine, d’une com­mu­nauté qui verse quo­ti­dien­ne­ment et machi­na­le­ment dans l’oubli. Céline Astrié.

Mise en scène et scénographie : Céline Astrié
Voix : Sandra SotiropoulosMusique : Damien Goérès
Lumières : Xavier Lefrançois
Technique : Stephane Vidal
Distribution : Céline Astrié, Kaman Camara, Sandra Sotiropoulos.