Du 21 au 23 avril

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L’Opposante

Lydie Parisse et la com­pa­gnie théâ­tre au Présent-TAP Via Negativa


Nous avons choisi de réser­ver le mois d’Avril à l’œuvre théâ­trale de Lydie Parisse avec trois œuvres, dont deux créa­tions : Les Devenants et l’Opposante et la reprise de l’Encercleur, 3 textes édités.

L’Opposante

Du 21 au 23 avril 20h30

L'Opposante-21

 

L'Opposante-18

Résumé

C’est à partir d’une his­­toire réelle que l’auteure a élaboré le récit de cette femme – morte à 97 ans – qui a enfoui dans le secret de son âme un amour inter­­dit. Elle a aimé un alle­­mand durant la seconde guerre mon­­diale avant d’en être sépa­­rée, sans jamais l’avoir oublié. Elle n’a pas été tondue, on ignore pour­­quoi. Depuis le jour de sa mort elle se met à parler pour un compte à rebours avant de s’enfon­­cer à jamais dans la brume.

Distribution

Partition pour 2 comé­­diens : Yves Gourmelon & Marie Angèle Vaurs

Ce texte a été lauréat d’une bourse d’aide à l’écriture  du Conseil Régional.

Production : com­pa­gnie Théâtre au Présent avec le sou­tien du Ring-Scènes péri­phé­ri­ques, du théâ­tre Garonne (co producteur: http://www.theatregaronne.com/spectacle/2014-2015/au-theatre-le-ring), de la Fabrique, du théâ­tre Sortie-Ouest, du théâ­tre de Pézenas.

Plus d’infor­ma­tions sur l’auteure ici : http://www.theatre2lacte-lering.com/lering/event/rencontre-lydie-parisse

A propos du spectacle, texte de Serge Pey

Une poétique de la mort

Lydie Parisse se ressouvient de la mort et de son passage. De la sienne, de la nôtre et de celle d’une femme que personne ne connaît. Une anonyme unique parmi la masse de celles et de ceux qui attendent sur le quai du passage vers l’autre monde. Lydie Parisse nous raconte un chemin vers l’extinction, la dissolution, la perte de nous-mêmes, le grand voyage qui commence dans les mouroirs du monde.

La mort appelle et interpelle son écriture. Ici un récit déchiré, intime et signé à plusieurs voix. Presque celui de toutes les morts, mais aussi une histoire d’amour. Celle que la mort nous lègue dans un héritage à l’envers.

Lydie Parisse établit un dialogue inouï avec le dernier sommeil en mettant en scène une histoire vraie, une anecdote, qui soudain fait légende et témoignage pour notre temps. L’attente du passage définitif dans les espaces-temps de la dissolution est un miroir de notre propre attente. L’aspiration vers le sujet infini, où mort et vie accomplissent leurs noces de cendre, reste le destin de notre état de dialoguant.

Comment glisser de l’autre côté ou dans le « parmi-nous » invisible qui est le lot de tout ce qui est vivant ?

Comment rejoindre ce vivant que ne parle pas et qu’on nomme la mort, dans la fracture et les lézardes de ses passages ?

Comment une histoire d’amour particulière peut-elle traverser la mort générale de la guerre et se perdre dans la mort particulière d’une femme au bord de la mer comme métaphore de l’éternité ?

Dans L’Opposante, Lydie Parisse nous donne ici une leçon de mort, c’est-à-dire de vie, dans l’immense signe majeur qui irrigue et risque son théâtre.

Ici, un texte rare et une écriture d’exception dont la traversée troue le spectateur de battements de portes jusqu’aux plus secrets recoins de son existence. Ici une mise en scène dont l’intelligence érige les objets, fleurs, souliers et bougies, sable et oiseaux, traces de nos pas, dans un renouvellement de la pureté qui repousse nos limites. Ici, acteurs magnifiques, ou plutôt présences irrémédiables incarnées et témoignantes d’Yves Gourmelon et Marie Angèle Vaurs sur la scène de notre vie.

Cette œuvre de Lydie Parisse renouvelle le genre du tombeau, ce poème parfois destiné à un roi ou une reine, ici adressé à une ignorée inconnue.

Lydie Parisse avec son théâtre, symbolique et panthéiste, explore le front fraternel de la mort.

Devant nous, la dissolution de l’âme et du corps nous regarde.

Ce moment de l’affranchissement commun prend soudain bouche dans un temps qui nous réunit et nous observe.

Cette œuvre, vraie écriture du commun banal d’une disparition est, comme nous le montre Spinoza, une méditation sur la vie. Une peau du dedans et du dehors où chaque miroir en se regardant se détruit dans ses images. Une poétique.

Les à côtés

  • Projection d’un film sur l’univers des Devenants et de L’Encercleur de Y. Gourmelon et A. Leblanc les 7, 12 et 29 avril à 19h (petite salle, 50min).

  • Rencontres-lectures à Toulouse
    Le 26 mars à 18 h à la Librairie Ombres Blanches autour des Devenants et L’Encercleur. http://www.ombres-blanches.fr/prochaines-rencontres/rencontre/rencontre/2805/lydie-parisse/l-ecriture-paysage/toutes_les_rencontres/p/170.html
    Les textes L’Opposante et Les Devenants sont publiés aux éditions Domens, ils sortiront le 26 mars pour la rencontre à Ombres Blanches.

    Le 31 mars à 20h30 au Ring, dans le cadre de la saison Hommes/Femmes Midi Pyrénées.

    Le 14 avril à 18h à la Librairie Etudes, Université Toulouse 2 Jean Jaurès autour de L’Opposante.