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MORSURE D’ABEILLE

Du Jeudi 19 au samedi 21 janvier 2012, 20h30.

Compagnie KOBEZ

Danse / théâ­tre

« Le plus court chemin qui conduise à soi-même vous mène autour du monde »
henri de Keyserling

morsure_d_abeille-74ee7Résumé

Quatre vies, quatre che­mins et un double duo entre danse et théâ­tre.

L’his­toire s’écrit toute seule. Comme point de départ : l’habi­tude. Tout un cha­pe­let de notes de jour­nal, de pages arra­chées aux car­nets de voyage, les anec­do­tes de deux cou­ples par­cou­rant le monde, vali­ses, car­tons, objets sou­ve­nirs, pho­to­gra­phies ou films ama­teurs de monas­tè­res coréens, croix bre­ton­nes, forêts rou­mai­nes et fumées vol­ca­ni­ques… Pensées, sen­sa­tions, atmo­sphè­res sont scel­lées dans ces quatre corps qui nous les res­ti­tuent. Quatre his­toi­res qui se tis­sent les unes dans les autres, comme sous les doigts du van­nier ajus­tant les uns aux autres les rameaux de son panier, les pliant de la sorte pour un unique objet. Quatre êtres pour que vibre une seule et même voix.

« Relations humai­nes, ren­contres, ami­tiés, salu­ta­tions. Ce sont ces his­toi­res qui appa­rais­sent tour à tour et for­ment l’entité de notre pièce inti­tu­lée HhouAka (A)

Le cris­se­ment cruel des cris­taux de sel sous le soleil esti­val des sali­nes slo­vè­nes, le soleil cou­chant de la Voïvodine épié à tra­vers les tour­ne­sols mûrs, les vagues de la côte mar­seillaise, le rose tou­lou­sain, les cour­bes des des­sins des grot­tes aus­tra­lien­nes dans le parfum de la forêt d’euca­lyp­tus, les jeunes cou­ples en tenue iden­ti­que arri­vant pour leur lune de miel dans un bois de man­da­ri­niers sur une île vol­ca­ni­que coréenne, les soi­rées arro­sées de saké dans la serre Hakusu, autant de sou­ve­nirs et d’anec­do­tes qui cons­ti­tuent le point de départ d’une pro­duc­tion en train de pren­dre forme. Ces mosaï­ques mul­ti­co­lo­res nous inci­tent à pro­duire une pièce qui puisse ras­sem­bler ces miet­tes éparses. Les musi­ciens Rodolphe Bourotte et Latifa Le Forestier ainsi que les dan­seurs Heni Varga et Denes Debrei sou­hai­tent à cette occa­sion déve­lop­per une nou­velle tech­ni­que de tra­vail liant inti­me­ment danse et musi­que, per­met­tant la trans­for­ma­tion de l’atten­tion méca­ni­que et auto­ma­ti­que en concen­tra­tion pure. En outre, hormis la danse et la musi­que, le texte, l’élocution et la réci­ta­tion cons­ti­tuent un élément tota­le­ment nou­veau dans ce projet, ouvrant la voie à l’expé­ri­men­ta­tion de la réso­nance de la voix humaine non seu­le­ment dans le corps et dans l’espace, mais aussi dans son abou­tis­se­ment à sa forme chan­tée, arti­cu­lée ou non jusqu’au public.

Nous cher­chons des répon­ses dans l’espace et dans le temps aux ques­tions des voya­geurs : dans quelle direc­tion ? Jusqu’où ? Pourquoi ? Où ? D’où ? Pour qui ? Où se tapis­sent les sen­ti­ments, dans quel tiroir secret du corps, l’agréa­ble, l’amer, le bon­heur, le dou­lou­reux. Que pro­vo­que la lueur gla­ciale de l’aube sur la place cen­trale de Moscou dans la pensée, le geste, et que déclen­che l’aurore aveu­glante dans les rues de Séville, quelle sen­sa­tion dans le corps et dans la musi­que.

Comment les tona­li­tés, les formes cor­po­rel­les et leurs esquis­ses se des­si­nent-elles dans un espace vide, homo­gène, chan­geant, pou­vant être ordonné ou désor­donné, rempli ou vide ? Comment le corps change-t-il dans l’espace, com­ment l’espace se déve­loppe-t-il dans le corps ? Quel mes­sage porte la cohue d’un marché à Hong Kong où celle d’un marché aux pois­sons a Bergen ? Toutes ces pen­sées, sen­sa­tions, atmo­sphè­res sont scel­lées dans quatre corps créa­teurs les vivant et les tra­dui­sant chacun de façon dif­fé­rente. Au cours de ce tra­vail, les his­toi­res se tis­sent les unes dans les autres, comme le tres­seur de paniers qui ajuste, tresse les dif­fé­rents rameaux les uns aux autres, créant un objet har­mo­nieux, unique. C’est ainsi que nous sou­hai­tons nous aussi uni­fier, ajus­ter, cour­ber chacun des rameaux com­po­sant les quatre êtres res­pec­tifs, afin que HhuAka (A) vibre d’une seule et même voix. »
Denes Debrei.


Distribution

Musi­que : Latifa Le Forestier, Rodol­phe Bourotte
Danse : Heni Varga, Denes Debrei
Video : franck Cantereau

Coproduction :
Centre cho­ré­gra­phi­que natio­nal de d’Orléans
Centre cultu­rel Novi Sad (Serbie)
Nyari Mozi Subotica (Serbie)
Région midi-pyrén­née
Ville de Toulouse
Le RING