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Qui Vive ! (REPRISE)

Du lundi 17 au samedi 22 octobre 2011

Nouvelle créa­tion du
Théâtre2 L’Acte

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« Qui Vive » – poème dra­ma­ti­que, ovni scé­ni­que, mani­feste des dérè­gle­ments, cor­dial amer ou irri­tant – aspire à vous rendre le goût du jour qui pointe.

 

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Résumé

Quand nous avons crée « Qui Vive » en 2011, nous igno­rions que le souf­fle que nous y espé­rions allait de nou­veau se lever sur quel­ques endroits de la pla­nète. Alors que du Caire à Madrid se réveille une volonté popu­laire de se réap­pro­prier son destin, cet appel à se libé­rer de nos vieilles peaux et retrou­ver notre chair toute crue, nous semble plus que jamais en phase. S’il est une leçon que l’échec des révo­lu­tions et l’anky­lose des partis nous ont ensei­gnée c’est bien qu’à moins d’impli­quer tout le spec­tre humain, toute ten­ta­tive de bou­le­ver­ser l’ordre des choses retombe en ter­rain connu.

Distribution

Mise en scène : Michel Mathieu.
Avec : Julien Charrier ; Jean Gary ; Diane Launay ; Carol Larruy ; Jean-Yves Michaux ; Rajae Idrissi ; Yarol Stuber ; Julie Pichavant.

La presse en parle

QUI VIVE ! : une oeuvre de l’antho­lo­gie de la sub­ver­sion
cri­ti­que de Serge Pey.

« Qui vive ! Le Théâtre2 l’Acte nous donne un chef-d’oeuvre col­lec­tif. Subversion, ima­gi­naire, pensée, os, nerfs, mus­cles de terre et de fer, vomis et cer­vel­les, mor­ceaux de genoux sont convo­qués pour le grand ban­quet de la joie et de la révolte. Cerises, rire de cou­teaux, clowns san­glants, sans-domi­ci­les-fixes du poème, han­di­ca­pés de l’art, man­geurs de livres, malen­ten­dants, oreilles arra­chées, non voyants homé­ri­ques, nous met­tent en mou­ve­ment pour dres­ser une bar­ri­cade de la folie.
Encore ici un nou­veau théâ­tre, c’est-à-dire un sacri­fice engagé d’hommes et de femmes qui par­lent avec leurs corps et leurs textes de notre société. Oui, une résur­rec­tion.
Ici les hommes et les femmes orga­ni­sent leur propre espace, le pous­sant jusqu’au bout pour en faire un temps qui ques­tionne le temps. Dépassement des arti­sa­nats pour arri­ver à l’aven­ture des sacri­fi­ces, telle est l’aven­ture à laquelle nous sommes invi­tés.
Une vaste poésie d’action, une res­pi­ra­tion où la sub­ver­sion se dis­pute au rire pour nos accou­che­ments néces­sai­res. Langage incarné dans le corps, et corps qui se fait langue dans le baiser ou l’assas­si­nat. 
Le jeu des acteurs, dans ce vaste métro qu’est notre société, sus­pen­dus aux mains cou­ran­tes de la mort, va trans­for­mer cette mort, la ren­ver­ser jusqu’à casser la cui­rasse carac­té­rielle des hommes et des femmes de notre société. Un théâ­tre de l’opprimé. Un théâ­tre comme une tra­gé­die contre la peur. Une véri­ta­ble machine à orgone pour exis­ter et accep­ter notre éternité. Pour dire NON et refu­ser le consen­te­ment des nou­veaux camps de concen­tra­tion.
Après avoir vu QUI VIVE !, on accède à la joie, près à se battre, libé­rés de nos poids d’oppres­sion, en regar­dant en face la liberté libre.
Toute folie, mise en scène dans la beauté de ses sépa­ra­tions, nous soigne de la folie créée par l’oppres­sion. La schi­zo­phré­nie vécue par les comé­diens thé­ra­peu­tes du Théâtre2 l’Acte sou­dain nous réu­ni­fie car elle sait nous sépa­rer et nous inven­ter.
Un vrai théâ­tre de la cruauté, un sacri­fice. Avec de vrais tech­ni­ciens du sacré. Des acteurs nous trans­for­mant en anti-public. 
Un théâ­tre comme un secret de la vie. Un théâ­tre comme une espé­rance ou comme un amour. Un théâ­tre comme un petit précis à l’usage d’un savoir vivre à l’usage des jeunes géné­ra­tions. Le théâ­tre de la Commune libre du quar­tier des Sept Deniers.
Dans le métro, ce véhi­cule, cette méta­phore de notre temps, nous creu­sons le sou­ter­rain qui fera explo­ser la terre du vieux monde.
En avant les taupes ! Adelante ! Qui vive ! La poésie ne ryth­mera plus l’action ! Elle sera en avant ! 
Vos mains de poètes vomis­sent nos doigts et nos ongles. Merci pour nos mains res­sus­ci­tées. Merci pour le dra­peau de votre amour. »

Serge Pey