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TRIA FATA : LES DISEURS LES VOYAGEURS

du dimanche 9 mai 2010 à 16h30 et du lundi 10 au jeudi 13 mai 2010 à 20h30

Compagnie mon­sieur madame

Résumé

Télescopage de mythes, croyan­ces et sym­bo­les mis en pièces

 

LES DISEURS (volet 1) À l’occa­sion d’un jour de fête (« Aujour d’hui c’est Dimanche »), sym­bole en Occident du repos bibli­que heb­do­ma­daire consa­cré aux choses de l’âme et à la réflexion sur l’Au-Delà, les TRIA FATA, trois « Fées-Parques » (les Parques ,Déesses de la Destinée,autre­fois dans les mytho­lo­gies grec­que et romaine, assu­raient le rôle de gar­dien­nes céles­tes des lois de la vie et de la mort, et veillaient à l’équilibre des vivants et des morts), inves­ties du rôle de guides spi­ri­tuels et flan­quées d’un jeu de miroirs de vérité aux­quels rien n’échappe, célè­brent ce jour béni en déployant devant nous un mys­té­rieux rituel aux allu­res d’exor­cisme ini­tia­ti­que et libé­ra­teur. À mi-chemin entre un incons­cient de foire aux visions et une incan­ta­tion méta­phy­si­que, les voici occu­pées à réin­jec­ter un peu de sens, de sacré, d’ima­gi­naire et d’art cri­ti­que sou­le­vant les failles per­ver­ses du sys­tème média­ti­que, les impos­tu­res mani­pu­la­tri­ces, nor­ma­li­sa­tri­ces et abê­tis­san­tes

  LES VOYAGEURS (volet 2) Ici, les « trois Fées/Parques » inten­tent un procès allé­go­ri­que à la LOI, celle qui régit sur terre nos socié­tés, nos cons­cien­ces, nos com­por­te­ments. Pourquoi donc ce rituel d’accu­sa­tion ? De quoi la LOI est-elle cou­pa­ble ?…Dans cette para­bole, la LOI est, per­son­ni­fiée à gros traits péremp­toi­res et tru­cu­lents. Dès qu’appa­raît, monté sur un écran à rou­let­tes, le visage d’un homme-tronc, blanc de sur­croît, se pré­sen­tant sous l’iden­tité de « Monsieur LA LOI », on com­prend tout de suite que cette face d’avocat du diable, cette hure gri­ma­çante de marion­nette auto­crate et ridi­cule va passer un sale quart d’heure.

Araignées dan­san­tes et sphin­ges ailées char­gées du grand livre des des­ti­nées, armées de fils de laine, d’aiguilles à tri­co­ter, des ciseaux du Jugement Dernier, d’hor­lo­ges arrê­tées à l’heure de notre mort, sou­peu­ses de sang, buveu­ses d’encre, bâfreu­ses d’argent, jus­ti­ciè­res plon­gées dans le clair-obscur d’une arène sem­bla­ble au champ clos de notre uni­vers, de notre tête ou de notre cons­cience, peu­plée de miroirs défor­mants accou­cheurs de véri­tés dis­si­mu­lées, les TRIA FATA s’  appli­quent à déchi­rer le voile des appa­ren­ces, à des­siller nos yeux, à ren­ver­ser l’ordre des choses, à faire sai­gner nos rêves où pros­pè­rent à notre insu les mons­tres archaï­ques, les peurs fon­da­men­ta­les, les mala­dies fan­tas­ma­ti­ques, les trous de mémoire du mal — et au cri chanté de « Ne plus vivre mort, mourir en vie », nous indi­quent, en s’envo­lant vers l’Ailleurs, la voie de la libé­ra­tion, les che­mins de la liberté où peu­vent à tout moment refleu­rir enfin le sens, le sacré, la poésie, les arts, un nouvel âge de la poli­ti­que, de l’huma­nité réconci­liée avec elle-même et avec la fla­grante beauté du monde. « La réa­lité ne peut être fran­chie que sou­le­vée » (René Char). (ADN)

 

Distribution

Conception, mise en scène, texte : Maylis Bouffartigue
Avec : Cécil Signoret, Laurence Diolez, Maylis Bouffartigue, Jérôme Giusti 
Vidéo : Myriam Botto
Lumière : Christophe Deflorenne
Bande son : Mathius Shadow sky, Mathieu Hornain
Production : Compagnie mon­sieur madame
Co-pro­duc­tion : théâ­tre de la Digue de Toulouse
Aide au projet : Conseil Régional
Partenaires:Le Ring Toulouse, la Digue, Mix’art Myrys, Autresens, la Bassecour, Espace Marcel Pagnol
 
photo : Jean-Pierre Montagné